vendredi 30 novembre 2012

coups de soleil et fous de bassans



Mercredi, j’ai eu ma journée off, donc Astrid et moi sommes allées à Cape Kidnappers, juste à côté de Napier. C’est un cap au bout duquel se trouve une colonie de « gannets », un genre de fou de bassans.

astrid


Pour y accéder, il faut marcher pendant deux heures sur la plage, ce qui ne peut se faire qu’à marée basse. La marée haute étant à midi et demie, nous sommes parties à 8h pour arriver là-bas à 8h30, garer la voiture d’astrid dans le one-dollar-a-day parking, et entamer la marche.

La marche était magnifique : il faisait tellement beau que le ciel était bleu foncé. Pas un nuage. A droite des falaises, à gauche la mer.








Nous étions absolument seules : tandis que la plupart des gens choisissent de partir en milieu d’aprem pendant la marée descendante et se dépêchent de marcher jusqu’au cap, prennent en vitesse des photos et repartent vite avant la marée haute,  nous avons choisi de partir avant la marée haute, de se faire « coincer » sur place par la marée, de prendre notre temps, déjeuner là-bas tranquillement, et de repartir dès qu’elle serait suffisamment basse pour libérer un peu de plage.

Du coup, sur notre trajet retour vers 4h, on a croisé plein de gens, alors qu’on était les seules sur le cap depuis 8h30 du mat’.

Mais ne mettons pas la charrue avant les bœufs, le trajet aller mérite un bon récit : étant de bonnes littéraires l’une comme l’autre (astrid vient d’avoir sa licence de littérature), nous avons miscalculé les horaires de marée… nous avons donc fait le dernier kilomètre en tee-shirts et sous-vêtements, nos sacs sur nos têtes, de l’eau jusqu’au milieu du ventre…




Nous avons rejoint l’abri, avons séché, mangé, puis avons fait les 30minutes de marche jusqu’à la colonie de gannets…



Ces oiseaux sont trop drôles : ils ont un partenaire à vie (sauf si l’un des deux meurt, auquel cas ils se « remarient »), et sont constamment en train de se démontrer (bruyamment) leur affection.





















Nous avons passé pas mal de temps à observer la colonie (j’ai pris 400 photos…), avant de rentrer…Astrid avait une journée d’essai dans un resto le lendemain, et elle a eu le poste, youhou ! donc elle reste à Napier pour longtemps, yieh !
























Aussi, j’ai des coups de soleil. Fin novembre. Normal.


Sinon demain (dimanche) je pars pour Wellington jusqu’au 30 novembre : la première mondiale de Bilbo le Hobbit à lieu mercredi 28, et dans les jours qui précèdent, welli devient « the middle of middle earth » : le milieu de la terre du milieu (sans déconner, ils  ont même changé les panneaux d’entrée de la ville). Je vais donc aller fangirler pendant 6 jours avant de revenir porter des assiettes et laver la vaisselle….


To be continued….

samedi 17 novembre 2012

découvertes linguistiques et autres divagations



En nouvelle zélande, parfois on utilise les mots anglais. Et des fois on utilise les mots américains.

Par exemple, on dit « plaster » pour un pansement. Comme les anglais (les américains disent « band-aid »), par contre on dit « eggplant » pour une aubergine, contrairement aux anglais qui disent…  « aubergine » (la prononciation vaut son pesant d’or). Par contre on dit « courgette », comme les anglais, et on laisse « zucchinis » aux américains.
Nan, nan, c’est pas du tout le bordel.
Ajoutez à ça des mots qui viennent de nulle part : les poivrons s’appellent « capsicums »… en angleterre et aux usa  « bell peppers », en Irlande « peppers ». 



J’apprends peu de mots, tout simplement parce que c’est rare que je tombe sur des trucs que je sais pas nommer, même si ça arrive encore, j’ai par exemple appris l’autre jour qu’un entonnoir se disait « a funnel ». (oui j’ai dû mimer un entonnoir…), mais ce que j’apprends surtout, ce sont des tournures de phrases. Par exemple, on dit « to run » a meal (apporter le plat sur la table du client).
Ex : le cuisiner finit une assiette et demande à la serveuse « can you run that for me, please ? »
Ex 2 : serveuse au barista « do you want me to run this coffee ? »
Clairement, quand tu n’es pas « native speaker », jamais tu ne penserais à utiliser le verbe « to run »…


Sinon j’ai appris un mot : « shibboleth »
Ce mot vient en fait de la bible, en gros, l’histoire c’est un gang de je-ne-sais-plus-quel-bled-en-arménie qui avait un repère secret et pour avoir le droit de rentrer il fallait montrer patte blanche grâce à un mot secret  (le mec qui a écrit ali baba et les 40 voleurs a donc tout pompé dans la bible).
 Et le mot c’était  shibboleth. Parce que PERSONNE NE SAIT COMMENT PRONONCER CE MOT. Et donc si tu le prononçais mal, bam, on te décapitait, parce que forcément tu faisais pas partie du gang.
Bref
Aujourd’hui, un shibboleth est un mot dont la prononciation te trahi comme un étranger. Géographiquement, culturellement  ou politiquement…
(ex : la ville irlandaise de Derry, renommée Londonderry par les anglais est une forme de shibboleth : que tu le veuilles ou non, suivant si tu nommes la ville derry ou londonderry, tu trahis ton origine/soutien/opinion catholique ou protestante) 

Certains mots que je connais pour les avoir lu, mais que je n’ai jamais entendu prononcer sont pour moi des  shibboleths : comme je les prononce de manière approximative, ils trahissent le fait que l’anglais n’est pas ma langue maternelle.

(le premier qui retrouve le passage correspondant dans la bible gagne un kiwi empaillé. Ou pas.)






Sinon j’ai aussi appris une expression rigolote « dog whistle politics » : quand les politiciens parlent de manière tellement abstraite que personne ne comprend le vrai sujet derrière, sauf ceux qui sont concernés. (politique du sifflet à chien : tout comme les chiens qui sont les seuls à entendre les ultra-sons, seuls les gens au courant vont entendre les sous-entendus dans les discours).


Mais le mot à retenir quand on parle de nouvelle zélande, c’est « sweet as », qui veut dire OK, pas de souci, d’accord…suivant les circonstances.
Ex : « let’s meet at 4 pm ?” –“sweet as”

Ce mot est typiquement néo-zélandais, vous ne le trouverez nulle part ailleurs. Plus utilisé par les classes populaires. notamment maoris.


voila, c'est tout pour aujourd'hui :)

to be continued....