vendredi 31 mai 2013

back to Hobbiton, Tauranga et Whitianga



Kia ora !!

Donc. Dans mon dernier article je vous racontais que j’ai quitté Wellington. Voilà qui vous avance bien.

Où suis-je, que fais-je, dans quelle étagère ? 


Samedi dernier, donc, j’ai quitté Wellington, le cœur lourd et la paupière humide, pour rejoindre Stella à Rotorua. Je suis retourné chez mon Couchsurfeur, Jacko, et sa fille Te Ao’ (on suit un peu, merci bien). 

Du coup dimanche, stella et moi sommes allé à Hobbiton. Oui, encore. Et alors ?
Stella n’y était pas allée, et quand moi j’y étais allé, on pouvait pas encore aller au Green Dragon vu que c’était pas ouvert : cette visite était donc hautement justifiée.



Evidemment, comme à chaque fois que je fais des plans cools, la météo a décidé de nous mettre des bâtons dans les roues. On s’est pris un déluge. Mais le genre de déluge où tu es mouillé à travers ton k-way, attention, pas le p'tit déluge de fiottes.


ouais nan mais là les gars à ce rythme là ça va jamais sécher

Bon hobbiton sous la pluie, ça a son charme, mais ça va bien 5 minutes. Heureusement, la visite se terminait par l’auberge du Green Dragon (j’ai traversé le pont. LE petit pont. !!!) où nous avions une boisson incluse.







Ils ont leurs propres cuvées, au choix bière brune, bière blonde, cidre ou ginger beer. Bon, perso trinquer au cidre à 10h du mat’, à priori c’est pas trop trop mon genre, mais là….



Bon et puis évidemment à l’intérieur c’est tout mignon, tout est en bois, c’est rond, c’est chou.






bière hobbit à 1% d'alcool pour que les acteurs puissent se mettent en mode "fête" sans pour autant être ronds comme des pelles, ni avoir la gueule de bois le lendemain



 J’avais un peu envie de sauter sur la table et de chanter la chanson à boire des hobbits, mais là c’était pas trop le genre d’ambiance donc je me suis abstenue. (bon, j’ai un peu chantonné dans ma barbe, mais c’est tout)


Le seul truc c’est qu’ils te poussent au cul pour que la visite soit expédiée rapidement pour faire place à la suivante et vu le prix qu’on paye, c’est un peu du foutage de gueule. 




Ensuite on est rentrée à rotorua, on a trainé en ville, puis on a trainé chez Jacko, et puis j’ai marché avec Stella jusqu’à son bus et puis on s’est fait nos adieux jusqu’à ce que j’aille la voir à Montréal. Pas pour demain, donc.

nan en fait c'était pas du tout tragique, c'était plus "youhou, j'viendrai te voir à Montréal!!" mais bon je voulais rester dans le thème Hobbitique


Moi je suis restée une nuit de plus à rotorua parce que quand j’avais voulu réserver un lit à tauranga pour le soir même, y’en avait pas. Pas un seul lit de libre dans toute la ville.
Bref, me suis donc baladé dans rotorua le lendemain, puis ai chopé le bus pour Tauranga dans la soirée.
Alors tauranga, c’est moche. Et en nouvelle-zélande, une ville moche c’est rare, surtout sur la côte. Mais là c’était MOCHE. Enfin bon j’y restais qu’une matinée vu que je chopais mon bus pour Whitianga à midi et demi. J’ai fait un ptit tour sous le crachin, c’était vivifiant et tout, mais bon voila…


Et donc, mardi soir je suis arrivée au backpackers Turtlecove à Whitianga.
Après deux mois à Base Backpackers Wellington, Turtlecove c’est un peu le paradis : propre, avec des plaques de cuisson qui fonctionnent, de la vaisselle propre dans les placards, du mobilier confortable… le tout dans une minuscule bourgade absolument riquiqui.
Riquiqui, mais splendide.
Bon il a plu les deux premiers jours. (fin mai ici, c’est genre fin novembre en bretagne au niveau météo. du coup il fait froid, il fait gris, et il pleut)
Du coup mon programme de mercredi ça a été utiliser l’internet gratuit de la bibli, bousiller 20 dollars de crédit pour moins d’une heure de téléphone, et rereregarder Kaamelott en trempant des Tim-Tam dans du café. Ah oui, et aussi faire la connaissance d’une mexicaine, Carolina, qui fait le ménage en échange du logement gratuit (sauf qu’elle elle ne bosse que 15heures, pas 20h, et elle a sa propre chambre, pas un dortoir riquiqui.) c’était rigolo parce qu’elle a habité 6 mois à rennes, et du coup elle était toute excitée que je connaisse rennes

Elle : «et sinon j’imagine que tu passes toutes tes soirées à l’Espace ?? j’adore cette boite !! »
Moi : « ….aaaaah non. Pas trop non. Enfin, j’y suis allé, hein. Une fois. J’ai détesté. J’y ai jamais remis les pieds. »

Mais elle est supra-cool et du coup on a planifié d'aller se balader ensemble vendredi, vu que la météo devrait devenir meilleure



En attendant, Jeudi je suis sorti faire une promenade en k-way sur la plage. J’ai pris plein de photos, j’ai ramassé des coquillages, j’ai discuté avec une autrichienne qui mettait « or ? » à la fin de chacune de ses phrases en bonne germanophile, j’ai mis les pieds dans l’eau et suis rentrée au backpackers pieds nus et en k-way.


La vue était splendide, et y’avait un suberbe arc-en-ciel. C’était bien.
Après comme le temps était VRAIMENT pourave j’ai fini Kaamelott avec plus de Tim-Tam et plus de café, et j’ai découvert que le truc que les néo-zélandais font c’est d’utiliser le biscuit comme une paille et de boire ton café en l’aspirant par le tim-tam (c’est une coutume locale apparemment). Du coup le biscuit fond au milieu, tu t’en fous partout et c’est délicieux.


Je persiste à penser que les découvertes culinaires font partie inhérente du voyage.



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du coup vendredi Carolina et moi avons pris le ferry pour traverser les cinquantes metres d'eau qui séparent Whitianga de Ferry Landing. On s'est baladé tranquillement sur la cote et c'était magnifique.
Je vous montrerais bien des photos, mais je tape cet article sur un ordi dont les ports usb ont étés bloqués.

elle m'a pas mal parlé de Mexico city, des stéréotypes qui y sont liés, mais aussi du fait que ses parents ne veulent pas qu'elle rentre parce que c'est trop dangereux d'y habiter. c'est quelque chose quand meme de ne pas pouvoir rentrer chez soi...

c'était une belle journée et j'espere recroiser Carolina un jour. Peut-etre a Mexico. ou a Rennes, qui sait ?




Je me suis ensuite tapé une journée de bus pour me rendre sur Taupo ou Alex m'a rejoint. Je suis retournée chez Terence, mon couchsurfeur d'octobre, qui m'a a nouveau accueilli chez lui.
Soyons honnete, on n'a pas fait grand chose de constructif sur Taupo. On s'est pas mal baladés, on a beaucoup mangé (alex et terence ont tous les deux vigoureusement validé ma ratatouille), on a fait trempette des pieds dans un bassin d'eau naturellement chaude au bord du lac (qui lui par contre est super méga froid. n'oubliez pas qu'ici c'est fin novembre.)


j'ai gouté pour la premiere fois une spécialité écossaise qui est tres célebre et appreciée en nouvelle zélande : the deep-fried Mars bar.
comme le nom l'indique c'est une barre chocolatée ( traditionellement Mars, mais ca marche avec n'importe lesquelles), trempée dans de la pate a beignet et frit (ca se trouve dans les fish&chips, parce que c'est la qu'on fait frire des trucs)

 genre un Mars c'est pas assez sucré et gras. nope. ajoutons une couche de beignet autour.
bon évidemment c'est hyper bon, j'ai adoré.
quand a alex, il n'en avait pas mangé depuis qu'il était gamin, et apparemment se les geler au bord d'un lac, en plein vent glacial, en se goinfrant de chocolat frit, c'est la description d'un weekend typique en écosse/nord de l'angleterre. du coup j'ai eu droit aux imitations d'accents du nord, on se serait cru dans Shameless UK.


le tout a été suivi de deux jours de stress un peu intenses ponctués debus annulés pour cause de raisons météorologiques, de déplacements sur auckland, de burgers qui avaient l'air bons dans la pub mais en fait nan, d'ambassades americaines peu cooperatives, de beaucoup de sushis, de milliards de coups de fil dans tous les sens, de "The Hangover III" qui n'est pas aussi drole que le premier, de crises de paniques, d'ateliers coloriage dans la galerie d'art, d'océans pacifiques, et de cones a 70cents de chez MacDo.

mais tout est bien qui finit bien, me revoila a frienz.com, mon backpackers de septembre, dans la meme chambre et dans le meme lit (ca s'invente pas !). alex a pu repartir pour wellington sans encombres avec la promesse qu'il aura son visa a temps pour rentrer aux usa, et j'ai trois jours devant moi pour faire le point et mon sac (ceci est un zeugme. just saying) avant de décoller pour la france.



see you very very soon :)



mercredi 22 mai 2013

there and back again



Kia ora !!

comme vous le savez, je suis resté à wellington environ deux mois…et franchement, d’un point de vue extérieur, j’ai pas foutu grand-chose


mis à part un truc : j'y habitais.
 j'y avais un job, des potes, un supermarché préféré, internet pour regarder mes séries et zoner sur tumblr, une promenade préférée...une vie quoi.

tu sais que tu n'es plus un touriste quand tu n'éprouves plus le besoin de visiter un truc tout les jours.
tu sais que tu n'es plus un touriste quand tu vis exactement comme tu le ferais chez toi (boulot, internet, un verre en ville avec tes potes, un film et dodo)
tu sais que tu n'es plus un touriste quand tu indiques le chemin à des touristes paumés.

mais nous n'avons jamais été des touristes, hein micka ?! on est des voyageurs. différence cruciale. tous les voyageurs savent de quoi je parle.

wellington, c'est ma ville. comme rennes. comme paris. comme cork.
Et en partir a été un des moments les plus durs de ce voyage.



Le vrai déchirement, ça sera pas de quitter la nouvelle zélande.
Le vrai déchirement c’était quitter wellington.
Maintenant que ça c’est fait, quitter la nouvelle zélande, ça va être « facile ».





je n'arrive pas à croire que je rentre en france dans moins de deux semaines.
Ça me parait tellement loin…
j'ai l'impression d'en être partie il y a plusieurs années, plutôt que plusieurs mois...

autant vous prévenir, je ne suis pas la même personne qui est partie

j'ai construis une vie dans ce pays.
scratch that, j'ai eu plusieurs vies dans ce pays...
la fille qui bossait dans les rues d'auckland pour Fred Hollows m'est complétement étrangère...



j'ai hâte de rentrer.
j'ai envie de rattraper le temps perdu avec mon petit frère qui n'est plus si petit et qui grandit bien trop vite pendant que je suis loin.
j'ai envie de squatter la chambre de ma soeur pour discuter de tout et de rien
(si on pouvait discuter du concert de darren, ça serait encore mieux ceci dit. CHOPE DES PLACES !! [no pressure])
 j'ai envie de voir mes potes.j'ai hate de passer quelques jours sur paris pour revoir les chaptaliens & co. j'ai hate de débarquer sur rennes



c'est tellement horrible quand on voyage de penser à tout ce que l'on loupe back home.
combien de soirées, de private jokes, de confidences, ai-je manquées ?



mais je ne veux pas partir. j'aime ce pays.
je sais quelles marques acheter au supermarché, je sais que tu ressors toujours d’un Warehouse avec plein de trucs dont tu savais pas que tu avais besoin, que quel que soit ton problème les employés de la banque/impôts/whatever vont faire tout ce qu'ils peuvent pour t'aider, et avec le sourire

je ne compte plus toutes les fois où je me suis tournée vers mes potes et me suis exclamée "oh my god, i love new zealand !!" après que quelqu'un nous ai filé un coup de main pour rien, juste par gentillesse.
Et à chaque fois que je vais marcher le long du port de wellington, la nuit illuminée des lumières de la ville, je me dis que non, je ne veux pas partir d’ici.



Quitter la famille dysfonctionnelle que nous nous sommes créés avec micka et anthony, cassie, la pléiade de woofeurs, et puis alex.
Game of thrones le lundi soir. Le quizz du mercredi au Cambridge avec le barbecue à 1 dollar. Les matins la tête dans le c** à 10h à attendre la sentence : changer les lits ou laver les toilettes ? 
les longues balades le long du waterfront avec mon ipod et mon appareil photo, mon nouveau circuit de course: de wellington à miramar le long de la côte, le marché du dimanche matin que je loupais religieusement parce que j'avais la flemme de me lever...

Nope. can't leave 'em



Ces deux semaines avant de prendre mon avion à l’aéroport d’auckland me donnent la sensation d’un sursis.
Mon année en nouvelle zélande s’est terminée au moment où j’ai fermé derrière moi la porte de la chambre 210 du Base Backpackers de Wellington.


Tout ce qui se passe après n’est que du temps volé.





J’ai rencontré des gens merveilleux pendant cette année. Pour la grande majorité d’entre eux, je ne les reverrai jamais...



Lentille. Nicolas, Tim, Mickael, Mister Ferries, et Debbie. the first people i met in this new country, when i was still jetlagged and disoriented. thank you all for being my first home away from home

Toute la troupe de Bullseyes. Daniel putain qu’est ce que tu m’as tapé sur les nerfs. Jon, Luke et Ed, boys, thanks for your smiles, friendship and support. i fucking hated that job, but you made it ok.

Tous les gens qui m’ont accueilli chez eux dans le cadre de couchsurfing…Jacko et Te Aorere, Terence, Ahurei, Nicee et sa famille. i owe you all so much. thanks for opening your houses to me.

Tout le staff du café Divine à Napier. Surtout Sarah et Daria. though our boss was cuckoo i loved working there with you. it was fun

Astrid et Carl. Et tous mes colocs. i'll never forget the evenings on our balcony watching the sun slowly set, chatting and playing guitar/music

Yann et Grace. thanks for everything. for letting me crash with you guys in christchurch. have fun in france, Grace. i hope to see you around

Elise et son compagnon. thanks for hosting me. twice. i was just some girl you met at a cafe-making training, and you made your duty to make sure i was always ok. people like you are the reason why i love kiwis

Mes collègues du supermarché et mes colocs à Queenstown. best. jamming. session. ever. 
fun times !

Et puis tous les gens de Wellington. Micka, Anthony, i'm not saying goodbye to you guys. Alex, this is the beginning, not the end. Cassie, i hope to see you back in Europe.
and to all the other woofers…we had our little everchanging family and despite the sucky job and the sucky accomodation, i loved being there with you all


Et Stella, ma constante, la seule personne qui a été « là » du début à la fin. Bon vent pour l’australie ma belle. You’re gonna have the best of time

                to you all. it has been...


samedi 11 mai 2013

promenade dans Rivendell (Kaitoke Regional Park)



hello hello !!

vous souvenez vous de la fois où je suis venue à Wellington pour la première du Hobbit, et où j'en ai profité pour faire une visite  guidée des lieux de tournages du seigneur des anneaux situés autour de wellington ? non ? honte à vous



bref pour la faire courte, ils nous avaient emmené à Kaitoke, la forêt où a été tourné Rivendell (Fondcombe pour les irréductibles francophones). et on avait dû rester genre 5 minutes dans la forêt avant de remonter dans le bus. bref. un peu court pour voir une forêt.

donc je m'étais dit "le jour où je retourne à Wellington pour y habiter, je retournerai à Kaitoke." après un mois et demi à vivre ici, je me suis dit qu'il était temps que je me donne un coup pied au cul, et j'ai donc proposé à ma copine Micka de venir. et à Andrew, aussi (l'américain qui dort au dessus de moi dans notre magnifique lit superposé. je pense que je vais pleurer de joie à la vue de mon lit en rentrant en france).
l'avantage d'avoir des potes geeks, c'est que quand tu dis les mots magiques, aka "seigneur des anneaux", tu peux les convaincre de te suivre à l'autre bout du pays.



et honnêtement, notre voyage jusqu'à Rivendell à été aussi fougeusement épique que celui de Frodon.



nan parce que Base backpackers, c'est un peu notre Shire à nous...confortable, internet illimité et relativement pas trop lent (bien très rare en nouvelle zélande), supermarché à deux minutes, domino's pizza à une minute...bref on se transforme lentement mais surement en hobbits

du coup, aller jusqu'à Kaitoke relevait vraiment de l'aventure. déjà on a dû se lever super tôt (9h!!) et se trainer jusqu'à la gare. où nous avons pris un train jusqu'à Upper Hutt. où nous avons pris un bus qui devait nous déposer devant une minuscule supérette sensée être pas loin de l'entrée du parc.

sauf que la meuf de l'office de tourisme de wellington m'avait dit que le bus nous déposerait à 500 mètres de l'entrée.
sans préciser que ça ne serait pas l'entrée principale, mais l'entrée tout à l'autre bout du parc...de là, pour rejoindre Rivendell, c'est une marche de 3h, à flanc de montagne.




mais bon, hardis les coeurs, nous nous (péniblement) mis en route.
nous répartissant les rôles d'elfes, de dunedains, et d'héritiers de trônes ancestraux...



ben, tiens ! on lui aurait fait honneur à Aragorn, à se trainer en crachant nos poumons.
sauf Andrew qui apparemment a des poumons en acier renforcé vu qu'il a grandi dans les montagnes. clairement la bretagne et l'allemagne c'est plus plat que l'état du Vermont.

en plus il a fallu que je me casse la figure.
0à ma défense, une pente en terre glaise, c'est glissant.
et bien sûr, il a fallu que je tombe pile sur ma rotule gauche. haha. le genou que j'ai tordu l'été où je bossais au centre de loisir. et que j'ai retordu au ski l'année d'après. j'ai une belle écorchure au-dessus d'un immense bleu, gonflé et bien douloureux. dans les 5 premières minutes d'une marche de 3 heures. juste merveilleux.

au moins mon appareil photo était bien en sécurité dans mon sac à dos, cette fois. haha.


mais enfin, la balade en valait la chandelle, parce que cette forêt est sublime, et on avait vraiment l'impression d'être au milieu de nulle part, et pas à une heure de la capitale.








même si j'adore wellington, ça faisait énormément de bien de sortir de la ville. c'était aussi assez cool de se dire que nos collègues étaient en train de nettoyer les toilettes et de changer les lits, pendant que nous nous baladions en forêt !


la forêt était tellement magnifique, qu'on a fini par l'apprécier pour elle-même, et en oubliait presque le but...
...mais après 3 heures de marche nous avons fini par atteindre Rivendell...



 bon évidemment, ça ressemble pas vraiment à ça, vu que les images de Rivendell dans le film sont un composé de scène : le ciel vient de Christchurch, les chutes d'eau viennent de Milford Sound, les bâtiments sont pour la plupart des miniatures, sauf les bâtiments des gros plan, qui ont été démontés depuis anyway... au final il reste...les arbres !






mais notre périple était loin de toucher à se fin. parce qu'on était maintenant à 3 heures de marche de l'arrêt de bus (6 km), il nous restait moins d'une heure avant que la nuit ne commence à tomber, et aucune idée de comment on allait bien pouvoir rentrer.
notre plan c'était rentrer parc la route en faisant du stop tout du long, en espérant qu'on aurait pas à marcher les 3 heures. en espérant qu'il y aurait encore un bus dans cet arrêt au milieu de nulle part pour nous emmener à la gare, pour prendre le train pour Welli pour arriver à temps pour ma night shift.


quand on le met par écrit, ça sonne assez stupide de partir sans aucun plan, ni prévoir un moyen de retour, mais sur le moment, ça paraissait absolument normal, on était pas le moins du monde inquiet genre ouais on est au milieu d'une forêt à 3heures de marche de la moindre habitation, pas de sushi, on fait du stop et puis voila.

bref, c'est là que se pointe une guide avec quatre pequenauds en visite guidée à Rivendell. dans un mini-bus à moitié vide.... on a donc quémandé une place dans le van
et elle a accepté de nous déposer à la gare de Upper Hutt pour 10 dollars chacun
10 dollars, c'est cher payé, mais bon c'est pas comme si on avait l'embarras du choix, et on était plutôt contents de pas avoir à marcher.... donc on a accepté


sauf que cette grognasse nous a déposé au bout de 4 kilomètres en nous disant, "voila, vous êtes arrivés, la gare est juste au bout de cette rue".
ouais. bien sûr. une fois qu'elle a été repartie, on s'est rendu compte que la gare était bien au bout de cette route. deux kilomètres plus loin.
ok, donc elle nous a bien roulé. elle s'est bien foutu de nous, quand même



on était assez remontés contre elle parce que bon, c'est pas comme si elle venait de se mettre 30 dollars dans les poches, hein.
la nuit était à demie-tombée, mon genou criait à l'agonie, et micka avait des ampoules plein les pieds et bien sûr on était à une-demie heure de marche de la gare. oh, joie !
c'était pas tant le fait d'avoir à marcher qui nous gonflait, que le fait de s'être fait royalement roulés



bref, on a commencé à marcher en direction de la gare, pouces en l'air au cas ou...
...et une voiture a fini par s'arrêter, une petite voiture quatre places, avec 3 jeunes kiwis en costard dedans.
on s'est entassés dans le siège restant, Andrew collé contre le mec à l'arrière, moi collée contre la portière, micka sur mes genoux (oui j'ai kiffé avoir quelqu'un assis sur mes genoux après me l'être tordu)
mais on était tellement heureux de pas avoir à marcher. ils étaient super sympas, ils nous ont déposé pile devant la gare... adorables

nous avons enfin pu prendre notre train et rentrer à wellington....
...où nous nous sommes confortablement installés dans les canapés et avons regardé the Fellowship of the Ring :)



to be continued...