vendredi 30 mai 2014

[...please call on me if you feel alone, 'cause you'll always be my home...]



Yo !!


Comment allez-vous mes petits ? moi j'ai eu un loooong week-end : ce week-end aux USA, c'était "Memorial Week-End", lundi était donc férié puisque c'était "Memorial Day", le jour où l'on rend honneur aux soldats américains morts au combat.


Vendredi soir, je travaillais tard parce que ma host et Tara étaient parties à un tournoi de volley, et que le père sortait avec un pote, donc j'ai gardé Leena

Nous sommes allé mangé des sushis, ensuite je me suis farci La Belle et la Bête 2, qui est très nul comme tous les 2, et vu qu'elle refusait de s'endormir, je lui ai raconté une version très très édulcorée de Bilbo le Hobbit. Elle s'est endormie au milieu des nains, des araignées géantes, des elfes, et du dragon, merci J.R.R. Tolkien.




























*  *  *

Le lendemain samedi, je travaillais tout l'aprem, jusqu'à 17h, l'heure pour moi d'aller prendre le train pour aller à mon concert !!
explicación : j'allais à 54 Below, un cabaret super chic en sous-sol dans la 54 Street, comme son nom l'indique, où chantent tous les grands de Broadway.
Et justement ce soir là, le merveilleux Matt Doyle chantait.

Matt Doyle, c'est lui.






















Il à joué dans trois ou quatre shows à Broadway (Spring Awakening, War Horse, Book of Mormons), dans plusieurs off-Broadway, dont "Bare", un de mes shows préférés, et il a sorti deux EPs, et ses chansons sont assez merveilleuses. Mathilde a validé, et si Mathilde valide, c'est le plus haut gage de qualité possible en ce qui me concerne. Bref.

J'arrive donc à l'heure de ma réservation, 7h30, le concert commence à 8h30.

La scène ressemble à ça.












Je suis assise au bar,














 avec cette vue sur la scène









J'avais espéré être assise à côté de quelqu'un qui serait venu seul(e) et taper la discut', mais les personnes à côté de moi sont venues à deux et me tournent résolument le dos....qu'à cela ne tienne, j'ai bien l'intention de boire les paroles de Matt Doyle anyway.

Je dois consommer pour 25$ minimum donc je me fais plaiz'

crevettes sauce au miel épicé et purée d'avocats


Enfin, 20h30...je trépigne. sur mon tabouret. ce qui, en soi, est très compliqué



Y'a pas le droit aux photos, mais la bonne nouvelle c'est que le concert était filmé et que Matt Doyle publie les vidéos peu à peu sur sa chaine YouTube, donc je peux (presque) vous emmener voir le concert avec moi. Comme d'hab' je vous fourni une pléiade de liens.


I'll Cover You (Reprise), de la comédie musicale Rent.
Les accords ont commencés, tout le monde a explosé en "aaaaaaaah". Matt arrive alors sur scène et explique que quand Rent était sorti, il était un "Renthead", c'est à dire un super-fan, et qu'il avait vu le show 22 fois à Broadway, et fait le stage door à chaque fois, et qu'il avait toujours voulu chanter cette chanson mais que clairement il ne jouerait jamais ce rôle. Éclats de rire généraux.
(Le rôle de Collins est joué par un grand Black avec une voix de basse. Matt est petit et mince, très très blanc, et ténor. Effectivement, pour convaincre un directeur de casting, c'est mal parti)
En fait il a grave géré les notes basses. J'étais super impressionnée. Surtout quand on sait à quel point il monte haut.
Il avait une de ses potes, Bonnie, qui faisait les chœurs, ça rendait trop bien.


Version du film adapté de la comédie musicale [x] avec le cast original, siouplait.
Version de Matt et Bonnie à 54 Below [x]




If Morning Can't Wait, par Matt Doyle sur son premier EP : Daylight

Mon dessert, tarte au chocolat, arrive juste à ce moment là, et franchement je ne saurai pas dire lequel des deux, de la voix de Matt, ou du chocolat noir, est le plus moelleux. En tout cas, les deux se marient parfaitement.




Vidéo de Matt chantant "If Morning Can't Wait" à un autre concert [x]





I Can't Stay Here, par Matt Doyle sur son second EP : Constant
J'ai deux chansons préférées par lui. J'ai de la chance, il a fait les deux.

Celle-ci est particulièrement spéciale parce qu'elle raconte ma vie. Celle de Mathilde. Celle de toutes les filles comme nous qui se sont dit que se poser avec un mari et une maison, ça n'allait pas être pour elles, et qui ont décidé que "I can't stay here, I haven't got the time. Life goes by, dear, I won't be left behind" : je ne peux pas rester ici, je n'ai pas le temps. la vie passe, mon cher, et je refuse d'être laissée à la traîne. (grosso merdo).
Entre le vers où il raconte comment elle a expliqué à sa maman qu'elle devait la laisser partir, celui où il évoque les lumières de la ville qui l'attirent, celui où il dit que des fois c'est dur et elle se sent perdue mais elle doit quand même continuer, celui où il parle de tous les gens qu'elle laisse derrière elle à chaque fois qu'elle prend la route, ou encore le bridge où il hurle "I'll get out, let me out, LET ME OUT"...ouais, voilà, ma vie dans une chanson.



Je me tenais là, perchée sur mon tabouret haut, tellement au bord que j'ai bien failli en tomber tellement je me penchais en avant pour essayer d’absorber chaque note, la vue complètement brouillée par les larmes qui me montaient aux yeux.

hey, Mathilde, Someday we'll reach the place where we don't have to run, yeah ?

Vidéo de Matt qui chante "I Can't Stay Here" lors d'un autre concert [x]





The Origin of Love - Hedwig and the Angry Inch
c'est marrant parce que je ne le savais pas encore, mais j'allais voir cette comédie musicale le lendemain, dis donc.

Il a expliqué que deux de ses potes qui s'étaient mariés quelques jour au préalable lui avaient demandé de chanter cette chanson "dans la tradition des mariages gays".  J'ignorais cette tradition, je la valide grave.

Cette chanson est marrante parce qu'elle raconte la création de l'amour selon le philosophe Platon, dans son texte Le Banquet.
Si tu as fait une Terminale Littéraire, tu es familier de ce mythe. Mais si, souviens toi, le discours d'Aristophane. Ça rappelle des souvenirs ?
En gros, les êtres humains étaient des créatures sphériques avec deux visages, quatre jambes, quatre bras, etc.. Les enfants du Soleil étaient masculins, les enfants de la Terre étaient féminins, et les enfants de la Lune, androgynes. Les dieux ont eu peur des hommes, et du coup Zeus les a coupé en deux avec ses éclairs, et les a éparpillé avec un ouragan. Et du coup chacun essayait de retrouver sa moitié, et c'est comme ça qu'est apparu l'amour.  
A la fin ils menacent de nous recouper encore en deux si on ne se comporte pas bien. Franchement après le résultat des européennes, ça m'aurait pas étonnée qu'on se prenne un coup d'éclair sur la tronche, on l'aurait bien mérité.



Oui, Platon aimait bien les mythes chelous. En même temps, il était tout à fait cool avec l'homosexualité alors que c'était dans les -400 avant JC, alors que nous en 2014 on arrive encore a y trouver un problème. donc bon. pas si has been que ça, le bon vieux Platon.
(à part sur l'esclavage. ça c'était pas cool du tout)


Par Matt et sa pote Katie à 54 Below [x]
Version du film adapté de la comédie musicale [x] avec des petits dessins pour bien comprendre, et tout et tout.





First of July - Foy Vance
Cette chanson est trop belle. voilà.
c'est une chanson d'amour triste, un genre que Matt aime bien, comme il le dit en rigolant (son premier EP est une collection de chansons de rupture. j'ai cru comprendre que ça c'était mal terminé avec son ex. mais comme Matt ajoute, "rien de mieux qu'une relation pourrie comme inspiration pour écrire des chansons. Demandez à Adele".)

Version originale par Foy Vance [x]
Version par Matt Doyle lors d'un autre concert [x]





Crazy for You - Adele
Matt explique que Broadway.com lui a demandé d'écrire un article sur la Soul, "parce que bien évidemment je suis l'incarnation parfaite de la Soul, moi, un mec, mince, blanc, gay, et obsédé par Broadway"...la salle se marre.
De manière générale, la salle se marre beaucoup. Les "set chatters", comme on les appelle en anglais -évidemment le français n'a pas de mot pour ça-c'est à dire ce que racontent les artistes entre chaque chanson, de Matt sont hilarants. Toujours. Il a une présence incroyable sur scène, et un humour contagieux, en général auto-dépréciatif, ce qui le rend facile d'approche genre "oh il est comme moi, lui aussi il fait des trucs débiles"

Bref, il dit qu'il adore ce que Adele à apporté au genre de la Soul et enchaîne sur "Crazy for You"

Version originale par Adele [x]
Version par Matt lors d'un autre concert [x]






As Long as You're Mine - Wicked
Il annonce un duo avec une pote à lui, Bonnie, duo sorti d'une comédie musicale super obscure que probablement personne ne va connaître...je m'attends à un super vieux que seuls les acharnés de Broadway connaissent...
...résonnent alors les notes d'intro d'une des chansons de Wicked. Tout le monde se marre, parce que bien sur c'est un musical super célèbre. Si tu n'es pas fan de Broadway, cette blague ne t'a sûrement pas fait marrer. Mais tout le resto était mort de rire, moi y compris. On est des nerds, un peu.



C'est une chanson d'amour entre Elphaba, la sorcière à la peau verte dont tout le monde se moque et a peur, et Fiyero, le beau prince que tout le monde aime et admire.
Matt et Bonnie sur-jouent volontairement la chanson, exagérant à l’extrême les expressions des personnages, et improvisant même des gestes. Au moment du baiser mi-chanson, elle se tourne vers lui et lui fait "vas-y on s'embrasse", il la repousse avec une moue dégoûtée. Ils sont morts de rire, tout le monde rigole dans la salle, je me marre tellement que j'en pleure, tout dans ce duo est merveilleux.

Version de la comédie musicale [x]
Version par Matt et Bonnie [x]







Man in the Mirror - Michael Jackson
 Sa chanson préférée de Michael Jackson, la mienne aussi, ça tombe bien

Version originale par Michael Jackson [x]
A voir, ne serait-ce que pour le clip qui est superbe

Par Matt à 54 Below [x]






The A Team - Ed Sheeran
Matt annonce qu'il va faire une chanson qui passe à la radio en ce moment pour changer, au lieu de nous ressortir des vieux trucs/des chansons que personne ne connaît.
Moi il pourrait bien me chanter l'annuaire et je kifferais, mais bon pourquoi pas.
Du coup il enchaîne sur Ed Sheeran, et vu que j'aime beaucoup Ed Sheeran, je valide.


Version originale par Ed Sheeran [x]





Drink You Away - Justin Timberlake
"Je vais chanter une chanson de Justin Timberlake parce que j'étais un peu amoureux de lui quand j'étais ado....oui ben quoi, j'aime bien les blonds frisés..."
Hilarité générale parce que son boyfriend est en effet blond et frisé.
"je vais m'en prendre plein la figure à cause de cette blague....je ne regarde pas dans sa direction, parce que je sais qu'il est fâché"

Là mon sang ne fait qu'un tour. Quoi ? Ryan Steele est là ? Je l'ai cherché des yeux avant que le spectacle commence, mais ne l'ai pas vu dans la salle..il a probablement rejoint sa table après, une fois les lumières tamisées. Je scanne la salle du regard une fois de plus, et, ah oui, en effet, dans le fond, y'a une tête blonde et bouclée qui dépasse du reste.

Je suis trop contente qu'il soit là : Ryan Steele est mon danseur préféré. Peu importe qu'il ne soit pas sur scène : nous sommes dans la même pièce à respirer le même air regarder le même concert

Je propose que nous faisions une pause dans le récit de ce concert pour parler un peu de Ryan Steele.
Enfin quand je dis "je propose"...vous n'avez pas vraiment le choix en fait. 





















Ryan Steele...A la sortie du lycée il s'est fait embaucher par une troupe de ballet professionnelle, mais au final il leur a dit "lol non merci en fait", et est parti sur les planches de Broadway.
Il a fait West Side Story et Billy Elliot, puis Newsies et enfin Matilda, (et je l'ai loupé dans les deux. timing de merde) Et plein d'autres trucs.  Que des grands musicals avec beaucoup de danses.
D'ailleurs vous pouvez le voir danser ici [x] [x]
























Il a aussi joué le personnage principal dans un magnifique film d'art et d'essais intitulé "Five Dances", dans lequel il était merveilleux.
Bande annonce de "Five Dances" ici [x]































C'est via mon amour pour Ryan Steele que j'ai découvert Matt Doyle parce qu'ils n’arrêtent pas de poster des photos cute et/ou débiles sur instagram et twitter




le matador avec la casquette sur le côté et la légende "come at me bro !", ça par exemple ça tombe dans la catégorie que j'appelle "débile"





 Bon allez, on arrête avec Ryan Steele. Reprenons le récit du concert.


Version originale de "Drink You Away" par Justin Timberlake [x]
Version par Matt à 54 Below [x]






What You Stole, par Matt Doyle sur son second EP : Constant
 Ma deuxième chanson préférée par Matt ! Cette chanson est sublime, et sa voix aussi.
Il a plaisanté en disant que ça le changeait pour une fois d'écrire une chanson d'amour et pas une chanson de rupture. Tout le monde se marre. Ryan (dont j'épie les réactions maintenant que je l'ai repéré) sourit. normal, moi aussi je sourirais si on me chantait une chanson d'amour aussi belle.

Vidéo de Matt chantant "What You Stole" lors d'un autre concert [x]





Uninvited - Alanis Morissette
 Il annonce la dernière chanson du set, tonnerre de protestation. Sa pote Katie monte sur scène pour un duo par Alanis Morissette, ils se déchaînent, c'est superbe.
Je me mets debout pour applaudir à la fin, parce que franchement, ça méritait une standing ovation.

Version originale par Alanis Morissette [x]







Tout le monde demande un "encore", que Matt s'empresse d'accepter, et enchaîne sur 
Home, de son premier EP : Daylight
 Encore une fois, cette chanson est superbe, et une jolie façon de terminer son concert.

"Home" par Matt Doyle à 54 Below [x]
Vidéo de Matt chantant "Home" lors d'un autre concert [x]
Vidéo de Ryan Steele qui danse sur Home [x]




Matt salue et sort alors de scène, envoie un baiser dans la direction de Ryan, et se sauve dans les coulisses. Il enchaîne sur un deuxième concert avec The Skivvies dans une heure, et entre les deux il doit se taper un photoshoot. normal. 


Je resterais bien pour le voir, mais bon, je n'ai payé que pour son concert solo. Je me force à partir, traverse Times Square tout illuminé, m'arrête prendre des photos de la fontaine de Bryant Park parce que j'ai du temps à tuer avant mon train, et rentre.




















*  *  *

Je vais couper mon weekend dans deux articles, parce que raconter DEUX shows plus mettre toutes mes photos dans un seul article, ça ferait un article absurdement long.
Du coup, voilà. J'ai un énorme second article avec environ 80% right now qui va suivre super bientôt...





PS: le titre vient de la chanson "Home" de Matt Doyle

vendredi 23 mai 2014

[...And where the journey may lead me, let your prayers be my guide. I cannot stay here, my family, but I'll remember my pride...]

Naaaaaaaaaants ingonyamaaaaaaaaa bagithi Baba
Sithi uhm ingonyama 

Siyo Nqoba                   
Ingonyama
Ingonyama nengw' enamabala   

Combien d'entre vous croyaient, comme moi, que les paroles du début de "L'Histoire de la Vie" c'était AAAAAAAwawaaaaaaa zawawi zibaboooooooo ?
J'arrive pas à décider si cette blague est raciste ?  Un peu, nan ? 
Ce blog est officiellement politiquement incorrect, bienvenue.


(Bonjour)


Bon. Entre A.C. et Montréal, ça faisait trois semaines que je n'étais pas montée sur New York, et le manque se faisait ressentir. Du coup, en sortant de la gare et en inspirant une pleine bouffée d'air pollué New Yorkais, j'étais bien contente


Samedi, je m'étais inscrite à une classe/conférence gratuite dans un Studio de cours pour acteurs (la classe, nan ?) menée par deux acteurs de Broadway.

Andrew Kenan-Bolger était dans le cast original de Newsies, un de mes shows préférés, et il a filmé et posté énormément de vidéos behind the scene



Il a en parallèle créé une série web, "Submissions Only" : épisode 1[x]. Quand je dis "en parallèle", je ne plaisante pas : son personnage n'étant pas dans l'acte 2 de Newsies, il emmenait son pc et éditait les épisodes de sa série dans les coulisses.



"Submissions Only" se passe à Broadway, et suit la vie de Penny, actrice en galère, et de son meilleur ami, Tim, directeur de casting. Ca se moque gentiment de l'industrie de Broadway. Le show est super drôle, les guest stars (tous des grands noms de la scène) se succèdent. Bref, j'adore.



Du coup, Kate Wetherhead, qui écrit les scripts et joue le rôle de Penny, et Andrew parlaient de comment ils en sont venus à créer Submissions Only, et moi j'y suis allé.




Mais d'abord j'ai descendu touuuuuute la Broadway Avenue en m’arrêtant dans tous les magasins de chaussures, vu que les miennes tombaient en morceaux.


























Puis à midi, je me suis rendue au Freeman Studio.

On était seulement une vingtaine de personnes, Andrew K-B était assis à deux mètres de moi. AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA. je me retenais de fangirler parce que l'ambiance était super sérieuse et moi je trépignais sur ma chaise




Ils ont expliqué comment ils se sont rencontrés, puis comment ils en sont venus avec l'idée de la série, et comment ils ont tourné la saison 1 avec littéralement aucun argent. Ils tournaient dans leurs propres apparts et dans des studios de Broadway, les acteurs n'étaient pas payés, et faisaient ça pour le fun...puis ils se sont fait sponsorisés par Broadway.com pour la saison 2, et ils ont enfin pu officiellement engager leurs acteurs, varier leurs locaux, etc...

Ils étaient trop adorables et humbles et super drôles, ils n’arrêtaient pas de se taquiner c'était chou.



Après je me suis baladée un peu, avant d'aller rejoindre Diana du côté de Union Square, on s'est baladées, sommes allé manger un Frozen Yogourt,




avant de (re)tenter le tirage au sort du show If/Then, mais no luck, du coup on est aller se balader le long de Riverside avant d'aller prendre le train et rentrer.






















Le lendemain, j'allais enfin voir le Roi Lion à Broadway avec Lauralie...youhouuuuu

Mais d'abord je suis allé me balader à Central Park. Avec le beau temps, c'est génial pour prendre des photos : y'a plein de monde, les gens jouent de la musique ou au baseball, ....



A New York, y'a des princesses dans la rue



















Old and New









C'est alors que je suis tombée sur la Marche contre le SIDA qui se déroulait dans Central Park. J'étais un peu triste de ne pas l'avoir su, je me serais inscrite, mais bon, à la place, j'ai photographié







 


Y'avaient différentes assos qui marchaient, donc "NO H8", une asso dont j'avais parlé dans mon mémoire.
(Le nom de cette asso est un jeu de mots. Le 8 représente la proposition 8 : un référendum de novembre 2008 proposant l'amendement de la Constitution de l'État de Californie pour interdire le mariage entre personnes de même sexe,
 et vu que 8 est prononcé "eight" en anglais, si on met un H devant, phonétiquement ça se prononce comme le mot "Hate", la haine)






 Y'avait une super ambiance, de la musique, les gens rigolaient, prenaient des poses ridicules sur les photos, c'était plutôt cool comme événement.


Je suis ensuite retournée sur Times Square pour retrouver Lauralie





Et ensemble nous sommes allées au Minskoff Theater voir THE LION KING




Vue sur Times Square depuis les fenêtres du deuxième étage du Minskoff Theater



Ici vous pouvez voir une vidéo montage de la comédie musicale  : [x]
Ça y est, vous êtes mis en bouche ? Commençons. 

Acte I




 


La scène s'ouvre sur le soleil levant, au son de la chanson "Circle of Life" (L'Histoire de la Vie)









 Rafiki appelle les animaux à venir se rassembler autour de Pride Rock, le rocher aux lions, qui sort justement de la scène en tournant.












Le roi Mufasa et sa femme Sarabi présentent leur fils Simba à leur peuple : entrent sur scène boucs, girafes, rhinocéros, oiseaux, lions, gazelles, et même un éléphant.



Quel début !

à regarder ici : [x]




Plus loin, Scar, le frère du roi, se lamente de ne pas avoir accès au trône. Justement, Mufasa arrive, faché que son frère n'ai pas été présent à la présentation de Simba.

confrontation entre Scar (gauche) et Mufasa (droite)






Le temps passe et Simba grandit : dans le morceau "Grasslands Chant", des danseuses portent des chapeaux couverts d'herbe représentant la savane, parmi lesquels des marionnettes représentant Mufasa et Simba circulent. Les acteurs entrent ensuite en scène, et oooooh le petit garçon qui joue Simba est adorable.












Mufasa lui explique alors qu'il deviendra un jour à son tour le roi de la terre des lions, mais qu'il doit rester dans les frontières du territoire, et surtout pas dans la zone d'ombre qui s'étale à la lisière.




Simba va voir son oncle, qui pique volontairement la curiosité de son neveu en lui révélant que la zone d'ombre est un cimetière d'éléphants. L'acteur qui joue Scar parle avec un accent britannique ; les méchants dans les films américains ont souvent un accent britannique, ce que je trouve ridicule m'enfin bon. Sa diction n'en est que plus claire et articulée ce qui convient bien au personnage machiavélique.







Pendant ce temps les lionnes vont chasser, ce qui est mis en scène par une danse au son du morceau "The Lioness Hunt". La danse est magnifique, et avec les costumes, la musique et les effets de lumière lors de la mise à mort de la gazelle, c'est majestueux. Ça permet aussi de nous rappeler que, bien qu'on soit chez Disney, ce ne sont pas des ours en peluche, mais bien des animaux sauvages.

 





Simba rejoint les lionnes et convainc sa mère de le laisser partir se promener avec sa meilleure amie, Nala. Ils sont accompagnés par Zazu, un calao, le conseil du roi, qu'ils ont bien l'intention de semer en route. Ils mettent leur plan à exécution lors de la chanson "I Just Can't Wait to Be King" (Je voudrais déjà être Roi), avec l'aide de girafes.










 Les quatres girafes se penchent au dessus des premiers rangs du public, ça à l'air marrant. Les deux enfants sont sur des grandes autruches multicolores. Et quatre poupées au style vaudou dansent sur scène. J'aurais aimé plus d'animaux et je ne vois pas trop ce que les poupées vaudou viennent faire là, mais ça reste une critique minime. Les acteurs qui jouent Simba et Nala sont excellents, et l'acteur qui anime Zazu est hilarant.




"I just can't wait to be King", à regarder ici :  [x]





Les lionceaux explorent le cimetière des éléphants, Zazu les retrouve, mais avant qu'il ait réussi à les convaincre de partir, trois hyènes les encerclent, et comptent bien les manger, ce qu'elle clament dans la chanson "Chow Down".
 Mufasa arrive sur ces entrefaites et fait s'enfuir les hyènes.








Les costumes des hyènes sont trop bien fait : les jambes des acteurs sont les pattes arrières des animaux, et leurs têtes sont la bosse que les hyènes ont sur le dos. Les personnalités des trois hyènes dans le dessin animé sont gardées dans le show, avec Shenzi est est la chef, et Ed qui n'a pas la lumière à tous les étages.
Quand au décor du cimetière d'éléphant, ils est super détaillé, et effrayant, et à demi dans l'ombre.













Déçu du comportement de son fils, Mufasa lui explique la différence entre courage et stupidité. Il lui parle ensuite des grands rois du passé et lui raconte qu'ils sont les étoiles et qu'ils veillent sur eux, dans la chanson "They Live in You".













L'acteur qui joue Mufasa enlève son masque de lion avant de parler à son fils, et j'aime bien la symbolique : il enlève sa "casquette" de roi, pour lui parler en tant que père.

"They live in you", à regarder ici : [x]




De retour au cimetière d'éléphant, Scar annonce aux hyènes qu'il a un plan pour tuer Mufasa et Simba, qui lui permettrait de devenir roi. Dans la chanson "Be Prepared" (Soyez prêtes), il rassemble une armée de hyènes auxquelles il promet que sous son régime, elles n'auront plus jamais faim.










S'ensuit tout un numéro de danses acrobatiques assez impressionnant












Le lendemain, Scar emmène Simba dans une gorge, et lui dit d'y attendre une surprise. Les hyènes effrayent alors un troupeau de gnous, qui se lançent au galop tout droit vers l'étoite gorge où se trouve Simba.
Je me demandais vraiment comment ils allaient pouvoir rendre une impression du immense troupeau, et du fait que Simba est vraiment en danger. Je n'ai pas été déçue :



La gorge était représentée par des cadres ocres de taille différentes : celui de devant plus grand, celui du fond plus petit, afin de créer une profondeur. Dans le cadre du fond, un imprimé représentant un troupeau défilait, dans le deuxième et troisième, c'était des marionnettes de gnous qui couraient, puis enfin dans la quatrième, et sur le reste de la scène, des acteurs en costume.


 



Les différences de taille donnaient l'impression d'un immense troupeau qui déferlait sur scène, c'était extrêmement bien pensé.
Le tout au son du morceau "The Stampede", faisait comprendre que la vie de Simba était en jeu.





Simba court pour essayer de ne pas se faire piétiner par les gnous, mais ceux-ci sont plus rapide que lui et il se fait rapidement rattraper. Arrive alors Mufasa qui saute au milieu du troupeau, attrape son fils, et réussit à le déposer en sûreté. Alors qu'il escalade la falaise pour se sortir de la gorge, Scar au lieu de l'aider à se hisser, le repousse dans le vide.
Grâce à un système de harnais, on voit vraiment l'acteur qui joue Mufasa se hisser péniblement en haut de la falaise, puis, lorsque Scar le pousse, retomber sur scène. Ils font la chute au ralentit, avec une courbe exagérée, mais, même si ça n'est pas crédible, avec la musique et les jeux de lumières, ça dramatise la chute de Mufasa. Je valide.




Une fois le troupeau passé, Simba essaye de réveiller son père, en vain. Je n'ai pas autant envie de pleurer que dans le dessin animé, mais c'est triste quand même. Scar réussit à convaincre Simba que son père est mort par sa faute, et lui dit de s'enfuir pour toujours.
Il ordonne aux hyènes de le tuer, mais il échappe à ses dernières qui mentent à Scar et lui disent que Simba est mort.

Scar devient le nouveau roi, et dans la chanson "Be Prepared (Reprise)", permet aux hyène de venir vivre sur la terre des lions.




Les lionnes et Rafiki sont en deuil ; on voit Rafiki dans son repaire au creux d'un baobab (ce décor est suberbe) effacer la peinture de Simba qu'elle avait fait le jour de sa présentation, au son du morceau "Rafiki Mourns".













Dans le désert, Simba s'effondre de fatigue. C'est alors que Timon la mangouste et Pumba le phacochère le trouvent.




Ils l'adoptent et l'emmènent dans leur jungle, qu'ils considèrent le paradis sur terre, et lui chantent les mérites de la vie sans soucis, dans "Hakuna Matata". Vu à quel point les autres chansons étaient mises en scène je m'attendais à un truc ouffissime sur Hakuna Matata, mais ils n'ont rien fait de spécial, juste des acteurs qui chantent sur un décor de jungle représenté par un fond vert et trois plantes. C'est un peu dommage, surtout que la chanson de conclusion de l'acte 1 est traditionnellement très importante et très mise en scène et très dramatisée, m'enfin bon. 







Le lionceau grandit, et l'acteur qui joue Simba adulte entre en scène pour le dernier refrain, vivement l'acte 2 !

 

 

 

 

Acte II

 

Le choeur ouvre l'acte deux à grand renfort d'oiseaux et de chants/danses, avec la chanson "One by One"



Vers la fin de la chanson, cependant, les oiseaux colorés sont remplacés par des vautours et des squelettes de gazelles : sous le joug de Scar, tout se passe mal, il n'y a plus d'équilibre, et du coup il n'y a plus d'eau ni de nourriture. Les hyènes, ainsi que les lionnes, se plaignent mais Scar ne n'écoute pas à leur complaintes : tout ce qui l’intéresse c'est de savoir pourquoi il n'est pas aimé de son peuple.
Il est hanté par le souvenir de Mufasa, et tombe peu à peu dans la paranoia au son du morceau "The Madness of King Scar".







Nala le confronte par rapport à la famine, et Scar décide qu'il va faire d'elle sa reine pour qu'elle lui donne des héritiers. beurk.

Nala le repousse et décide de quitter la terre des lions pour trouver de l'aide dans la chanson "Shadowland" qui est à mon avis un des meilleurs ajouts parce que ça ajoute de la profondeur au personnage de Nala. Et puis ce solo est superbe.
















 "Shadowland", à regarder ici : [x]









De retour dans la jungle, Timon, Pumba et Simba débatent de ce que sont les étoiles. Lorsque ses amis se moquent de ce que lui avait dit son père (les ancêtres qui veillent sur lui), Simba s'éloigne et chante sa solitude et tristesse au souvenir de son père dans la chanson "Endless Night".
Rafiki, entendant la chanson, comprend que Simba est vivant 













C'est alors qu'une lionne saute sur Pumba...Simba s'interpose pour défendre son ami, et reconnais alors Nala. Elle n'en revient pas qu'il soit vivant et lui dit qu'il doit venir reprendre son trône. Timon se lamente de la fin de leur hakuna matata, car il voir bien ce qui se passe entre Simba et Nala, lors de la chanson "Can You Feel the Love Tonight" (l'amour brille sous les étoiles). Nala explique à Simba à quel point Scar a dévasté la terre des lions, mais ce dernier se sent responsable et honteux de la mort de Mufasa et refuse de revenir.










Rafiki vient alors le trouver, et lui explique que son père est toujours avec lui dans la chanson "He Lives in You".









L'esprit de Mufasa (représenté par son masque) apparaît dans le ciel et dit à Simba qu'il est le vrai roi et qu'il doit aller reprendre sa place sur le trône.








Simba retrouve son courage et part pour la terre des lions, et ses trois compères, prévenus par Rafiki se lancent à sa poursuite pour aller l'aider.










"He lives in you (reprise)", à regarder ici : [x]





Sur la terre des lions, Scar se fache contre Sarabi pour n'avoir rien ramené de la chasse. Cette dernière lui tient tête et le compare à Mufasa. Scar, énervé, la frappe, et Simba arrive juste à ce moment-là et s'interpose, révélant son identité.



















Scar et Simba se battent, et l'oncle parvient à acculer le neveu au bout du rocher. Croyant le combat gagné, Scar provoque Simba en lui admettant que c'est lui qui a tué Mufasa.











Enragé par cette nouvelle, Simba se jette sur son oncle, inversant le rapport de forces, et oblige Scar à avouer aux lionnes qui est le véritable assassin, au son du morceau "Simba Confronts Scar".
Scar plaide pour sa vie, blâmant les hyènes pour toutes ses mauvaises actions, Simba magnanime, acquiesce, mais Scar ré-attaque.









Alors que Simba pare un coup de griffes, Scar est déséquilibré, et tombe du rocher dans un parallèle de la chute de Mufasa : même harnais qui permet une chute au ralentit avec courbe exagérée.
Les hyènes l'attendent en bas de la falaise et en font leur repas.





Simba devient alors le roi de la terre des lions, au son du morceau "King of Pride Rock", et rugit au sommet du rocher. Là je pense qu'ils auraient dû utiliser un bruitage, parce que un humain qui rugit c'est pas méga impressionant. m'enfin.



Sous le règne de Simba, la terre des lions redevient prospère, et le show se termine sur un parallèle avec la scène d'ouverture, lors d'une reprise de "Circle of Life" lorsque tout les animaux vient se prosterner devant le bébé de Simba et Nala.




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La comédie musicale quelques changements par rapport au film. Par exemple, le personnage de Rafiki a été transformé en rôle féminin car souvent en Afrique ce sont les femmes qui sont garantes de la tradition orale.
Un autre exemple est l'ajout de chansons, notamment le solo de Nala, Shadowland.
Un truc que j'ai trouvé génial, c'est que la plupart des thèmes musicaux composés par Hans Zimmer pour le film sont utilisés comme thèmes instrumentaux dans la comédie musicale.

La plupart des animaux présents dans le spectacle sont des acteurs costumés (il y aussi recours aux marionnettes et ombres chinoises).  Les girafes, par exemple, sont interprétées par des acteurs marchant précautionneusement sur deux paires d'échasses. D'autres personnages, tels que les hyènes, Zazu, Timon et Pumbaa sont joués par des acteurs dans des marionnettes géantes.

Pour les personnages principaux tels Mufasa et Scar, les costumes comportent les casques mécaniques qui peuvent être levés et abaissés pour accentuer l'illusion d'un félin se ruant sur sa proie.
Broadway.com a fait une série de portraits, où vous pouvez voir les acteurs mettre leur maquillage et enfiler leurs costumes : Simba, Nala, Rafiki, et Scar
Ils expliquent leur rapport avec leur personnage, mais même pour ceux qui ne comprennent pas, ces vidéos sont très belles, parce qu'on voir le maquillage être appliqué, etc..



En ayant recours aux marionnettes et aux masques, on assiste à des personnages doubles : mi-hommes, mi-animaux. Le corps du danseur sert de point de départ à la marionnette : tantôt des extensions au bout des bras lui permettent de se tenir à quatre pattes, tantôt, avec des gazelles ou des oiseaux fixés sur lui, il déplace tout un troupeau ! Les danseurs se mouvent de manière à créer une osmose avec l'animal qu'ils représentent : effectuant de gracieux mouvements de ballet pour les oiseaux, bondissant à travers la scène pour les zèbres et les gazelles, etc.
Grâce à toutes ces techniques, la scène se métamorphose en véritable jungle, où éléphants, zèbres et léopards dansent et chantent en chœur.




Bon, en gros, c'était merveilleux. Je pense que c'est la meilleure adaptation que j'ai jamais vue. Honnêtement. Le passage du film à la scène est fait avec une grâce impressionnante.

C'est le show le plus touristique, ce qui me faisait un peu peur (genre la fille elle a vu une dizaine de shows et elle se croit experte tsé), mais le fait que ça soit une grosse machine, un énorme show, avec un cast immense, ça ne les empêche pas de garder l'âme propre à Broadway. Bien ouej !

A voir absolument. Pas en France par contre, par pitié. Parce que le show de retraduire toutes les chansons du film différemment parce que "le show et le film sont deux choses différentes", est la chose la plus absurde que j'ai jamais entendue.
Personnellement "Je voudrais déjà être roi" qui devient "Moi j'veux hyper vite être roi",
ou encore "L'amour brille sous les étoiles" qui devient "Quand soudain l'amour est là", ça me fait saigner les tympans. Et c'est d'un ridicule affligeant







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Après le show, je suis allé me balader sur la High Line avant de rentrer


























...to be continued...


PS : le titre de cet article vient de la chanson "Shadowland", le solo de Nala dans l'acte II du Roi Lion

Et, où que me mène ma route,
que vos prières me guident
Ô ma famille, je ne peux pas rester ici
mais je me souviendrais de ma terre...