jeudi 3 janvier 2013

Christchurch

Kia Ora !


je suis en ce moment à christchurch chez mes anciens colocs de napier, Yann et
Grace (les parents de grace habitent christchurch)

hier nous sommes allés au musée, qui n'avait rien de bien particulier après avoir fait ceux d'auckland et de wellington, puis nous nous sommes brièvement baladés dans les rues de christchurch...
pour ceux qui ne sont pas au courant, christchurch a été frappé par un très fort séisme, d'abord en 2010, puis en février 2011, qui a détruit la ville

le centre-ville est toujours entouré par des barrières et interdit d'accès










du coup, beaucoup de "bâtiments" ont été relogés dans ....des containers !



















l'aprem, on est allé se promener sur la plage.
tout le long de la falaise qui la surplombe se trouvent des containers afin d’empêcher un éventuel éboulement. et toutes les maisons sont à moitié détruites, et abandonnées


les containers maintiennent la falaise et protègent la route d'une éventuelle chute de pierres. en haut, les ruines d'une maison









l'église à laquelle allait Grace est en ruines, et alors que l'on passait devant la grille qui bloque l'accès au centre ville, elle m'a montré la rue dans laquelle se trouvait les bars sympas et dans laquelle elle sortait souvent avec ses amis...
elle fait partie des "chanceux" : sa maison n'a pas trop souffert, bien que l'on puisse voir des fissures un peu partout sur les murs. juste après le tremblement de terre, elle a retrouvé sa cuisine remplie jusqu'à hauteur de genoux de morceaux de verre et de vaisselle, mélangés avec le contenu du frigo et des placards répandu sur le sol


d'autres n'ont pas eu cette chance : Grace m'a expliqué qu'après le tremblement de terre, les gens dont les maisons ont été détruites n'ont pas eu le droit d’accéder aux débris (c'est beaucoup trop dangereux) et ont donc absolument tout perdu : maison, meubles, objets, photos, souvenirs...et les maisons sont restées, et sont toujours, à l'abandon, en attendant qu'on les démolisse et que l'on reconstruise.
dans les zones interdites d'accès : des maisons, des magasins, une école, le stade...


sur la plage, une tour est en ruines. c'était apparemment un endroit dans lequel les adolescents aimaient grimper et se retrouver...Grace m'a raconté que la première fois qu'elle est passé devant la plage après le tremblement de terre, elle a vu le tas de ruines qu'était devenue la tour et est tombée à genoux en sanglots.





j'ai du mal à imaginer ce que l'on doit ressentir quand sa ville est détruite du jour au lendemain...
imaginez rennes dévastée...la cathédrale en miettes, le stade fermé et en voie de démolition, la moitié des maisons à demi-détruites et à l'abandon, le centre-ville fermé par des grillages, Mezzo relogé dans un container, le Haricot rouge, l'Amarillys, le Scoop ou encore le Museum transformés en tas de pierres, souvenirs d'endroits où nous aimions aller boire un verre...


au beau milieu de la ville, on peut voir cet artistique mémorial : une chaise blanche pour chaque victime



dans le fond, christchurch me rappelle énormément belfast ; bien que les circonstances soient très différentes (guerre civile/tremblement de terre), la ville dégage ce même malaise, cette même sensation constante que quelque chose d'atroce s'est passé ici.

 et comme à belfast, partout se trouvent des choses pour nous le rappeler : ruines, mémorial (ex photos ci dessus). jusqu'aux peintures dont les habitants de christchurch ont "habillé" certains containers et qui rappellent les habitants de belfast décorant le mur qui coupe leur ville en deux







cependant, il ne faut pas réduire christchurch à son tremblement de terre, la ville et la région sont magnifiques...






to be continued...

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire