Kia ora !!
comme vous le savez, je suis resté à wellington environ deux mois…et franchement, d’un point de vue extérieur, j’ai pas foutu grand-chose
mis à part un truc : j'y habitais.
j'y avais un job, des potes, un supermarché préféré, internet pour regarder mes séries et zoner sur tumblr, une promenade préférée...une vie quoi.
tu sais que tu n'es plus un touriste quand tu n'éprouves plus le besoin de visiter un truc tout les jours.
tu sais que tu n'es plus un touriste quand tu vis exactement comme tu le ferais chez toi (boulot, internet, un verre en ville avec tes potes, un film et dodo)
tu sais que tu n'es plus un touriste quand tu indiques le chemin à des touristes paumés.
mais nous n'avons jamais été des touristes, hein micka ?! on est des voyageurs. différence cruciale. tous les voyageurs savent de quoi je parle.
wellington, c'est ma ville. comme rennes. comme paris. comme cork.
Et en partir a été un des moments les plus durs de ce voyage.
Le vrai déchirement, ça sera pas de quitter la nouvelle zélande.
Le vrai déchirement c’était quitter wellington.
Maintenant que ça c’est fait, quitter la nouvelle zélande, ça va être « facile ».
je n'arrive pas à croire que je rentre en france dans moins de deux semaines.
Ça me parait tellement loin…
j'ai l'impression d'en être partie il y a plusieurs années, plutôt que plusieurs mois...
autant vous prévenir, je ne suis pas la même personne qui est partie
j'ai construis une vie dans ce pays.
scratch that, j'ai eu plusieurs vies dans ce pays...
la fille qui bossait dans les rues d'auckland pour Fred Hollows m'est complétement étrangère...
j'ai hâte de rentrer.
j'ai envie de rattraper le temps perdu avec mon petit frère qui n'est plus si petit et qui grandit bien trop vite pendant que je suis loin.
j'ai envie de squatter la chambre de ma soeur pour discuter de tout et de rien
(si on pouvait discuter du concert de darren, ça serait encore mieux ceci dit. CHOPE DES PLACES !! [no pressure])
j'ai envie de voir mes potes.j'ai hate de passer quelques jours sur paris pour revoir les chaptaliens & co. j'ai hate de débarquer sur rennes
c'est tellement horrible quand on voyage de penser à tout ce que l'on loupe back home.
combien de soirées, de private jokes, de confidences, ai-je manquées ?
mais je ne veux pas partir. j'aime ce pays.
je sais quelles marques acheter au supermarché, je sais que tu ressors toujours d’un Warehouse avec plein de trucs dont tu savais pas que tu avais besoin, que quel que soit ton problème les employés de la banque/impôts/whatever vont faire tout ce qu'ils peuvent pour t'aider, et avec le sourire
je ne compte plus toutes les fois où je me suis tournée vers mes potes et me suis exclamée "oh my god, i love new zealand !!" après que quelqu'un nous ai filé un coup de main pour rien, juste par gentillesse.
Et à chaque fois que je vais marcher le long du port de
wellington, la nuit illuminée des lumières de la ville, je me dis que non, je
ne veux pas partir d’ici.
Quitter la famille dysfonctionnelle que nous nous sommes créés
avec micka et anthony, cassie, la pléiade de woofeurs, et puis alex.
Game of
thrones le lundi soir. Le quizz du mercredi au Cambridge avec le
barbecue à 1 dollar. Les matins la tête dans le c** à 10h à attendre la
sentence : changer les lits ou laver les toilettes ?
les longues balades le long du waterfront avec mon ipod et mon appareil photo, mon nouveau circuit de course: de wellington à miramar le long de la côte, le marché du dimanche matin que je loupais religieusement parce que j'avais la flemme de me lever...
Nope. can't leave 'em
Ces deux semaines avant de prendre mon avion à l’aéroport d’auckland
me donnent la sensation d’un sursis.
Mon année en nouvelle zélande s’est terminée au moment où j’ai
fermé derrière moi la porte de la chambre 210 du Base Backpackers de Wellington.
Tout ce qui se passe après n’est que du temps volé.
J’ai rencontré des gens merveilleux pendant cette année. Pour
la grande majorité d’entre eux, je ne les reverrai jamais...
Lentille. Nicolas,
Tim, Mickael, Mister Ferries, et Debbie. the first people i met in this new country, when i was still jetlagged and disoriented. thank you all for being my first home away from home
Toute la troupe de Bullseyes. Daniel putain qu’est ce que tu
m’as tapé sur les nerfs. Jon, Luke et Ed, boys, thanks for your smiles, friendship and support. i fucking hated that job, but you made it ok.
Tous les gens qui m’ont accueilli chez eux dans le cadre de
couchsurfing…Jacko et Te Aorere, Terence, Ahurei, Nicee et sa famille. i owe you all so much. thanks for opening your houses to me.
Tout le staff du café Divine à Napier. Surtout Sarah et Daria. though our boss was cuckoo i loved working there with you. it was fun
Astrid et Carl. Et tous mes colocs. i'll never forget the evenings on our balcony watching the sun slowly set, chatting and playing guitar/music
Yann et Grace. thanks for everything. for letting me crash with you guys in christchurch. have fun in france, Grace. i hope to see you around
Elise et son compagnon. thanks for hosting me. twice. i was just some girl you met at a cafe-making training, and you made your duty to make sure i was always ok. people like you are the reason why i love kiwis
Mes collègues du supermarché et mes colocs à Queenstown. best. jamming. session. ever.
fun times !
Et puis tous les gens de Wellington. Micka, Anthony, i'm not saying goodbye to you guys. Alex, this is the beginning, not the end. Cassie, i hope to see you back in Europe.
and to all the other woofers…we had our little everchanging family and despite the sucky job and the sucky accomodation, i loved being there with you all
Et Stella, ma constante, la seule personne qui a été « là »
du début à la fin. Bon vent pour l’australie ma belle. You’re gonna have the best of time
to you all. it has been...








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