ou, pour les non-irlandophones, Bonjour !
Donc le week-end dernier c'était le week-end de la Saint Patrick, qui est limite plus célébré aux USA qu'en Irlande, vu qu'il suffit que leur arrière-grand-mère par alliance ai possédé un CD des Corrs pour que les américains se considèrent Irlandais.
Les filles voulaient aller à la parade de Morristown, du coup j'y suis allé aussi, mais comme j'y attendais, c'était un grand défilé de n'importe quoi
On a eu les danseuses irlandaises, dans leurs costumes revisités par l'amérique : robes multicolores recouvertes de faux diamants, et perruques à bouclettes obligatoire. Rien que je n'ai jamais vu des vraies danseuses irlandaises d'Irlande porter.
Suivait un groupe d'hommes en kilts soufflant dans des cornemuses...Ô, Amérique, terre de liberté, de bacon, et d'approximations culturelles
Personne n'avait l'air de tiquer face à ces tenues très très traditionnellement Écossaises
Après ils ont continué à faire défiler des trucs qui avaient encore plus rien à voir avec la Saint Patrick, par exemple, les chiens d'aveugles, l'armée, les pompiers, diverses stations de radio, le shérif avec son étoile épinglée sur la poitrine, et même le comité contre l'avortement
| des "mousquetaires coloniaux". le lien avec l'irlande m'échappe |
| une diligence très américaine |
On a même eu le droit à un char de cowboys
Quand à eux on dirait qu'ils se sont échappés du Mardi Gras à la Nouvelle-Orléans...
Mais bon, c'était rigolo, il faisait beau, les parents et la soeur de Léa étaient là, et on se marrait tous ensemble à critiquer les défilants, et à essayer de choper des bonbons/colliers/etc..
Après le défilé, Léa et sa famille sont partis pour l'aéroport et Lauralie et moi sommes allées manger au diner
Le lendemain, je suis montée de bonne heure sur New York dans la perspective d'aller voir un show à Broadway.
Je marchais dans Broadway, quand tout à coup je vois que le poster d'un des théâtres est un grand poster rose et violet marqué "Funny Girl". Je passe ma vie sur les blogs de Broadway, si jamais Funny Girl revenait à Broadway, je le saurai
Ergo, il ne pouvait y avoir qu'une seule explication....je me trouvais au milieu du set de Glee.
D'ailleurs on m'a aussitôt demandé de ne pas rester plantée là parce que j'étais en plein milieu du champs. Ils étaient en train de faire les réglages lumières et tout, donc on pouvait toujours passer dans la rue, du coup j'en ai profité pour jeter un bon coup d'oeil
Le Saint James Theatre, où se joue actuellement le show "Bullets over Broadway" du lundi au samedi, avait été débarrassé de ses posters noirs, et habillé de posters rose bonbon pour la journée.
| hey les gars, vous avez oublié une affiche !! |
Je voulais voir Pippin, mais il y avait déjà une queue d'une quarantaine de personnes quand je suis arrivée, et comme il n'y a qu'une vingtaine de tickets rush par jour...
Du coup je suis allé faire la queue à Book of Mormon. Tout les jours ils ont un tirage au sort et les gens sélectionnés peuvent aller voir le show pour 32$ au lieu de 169$ pour les sièges du fond.... autant vous dire que c'est trop ouf quand tu es tiré au sort ! Ils rendent ça assez marrant, le mec est au mégaphone et fait des petites blagues, ceux qui gagnent crient assez souvent de joie, et tout le monde les applaudit, c'est bon enfant, les gens se congratulent, même ceux qui ne gagnent rien....
bon, vous devinez la suite ? j'ai été tirée au sort !!
Clairement, j'avais "the luck of the Irish" (la chance des irlandais) ce week-end là !!
Les premiers tirés ont les meilleurs places, les derniers les moins bonnes.
J'étais dans la deuxième moitié, je me suis retrouvée avec un siège tout au fond, mais pour 32$ j'allais pas cracher dessus.
Comme j'avais une heure avant l'ouverture des portes, je suis allé checker le tournage de Glee
Ils tournaient une micro-scène où Rachel sort du théâtre et monte dans la voiture noire. Ils avaoent bloqué la rue, donc j'étais très loin, mais j'ai vu Léa Michele de dos ! Je les ai regardé refaire la scène 3 ou 4 fois avant de repartir voir mon show
Comme vous voyez, ma place n'était en fait pas mauvaise DU TOUT.
Book of Mormon, c'est une satire de la religion, écrite par les créateurs de la série South Park.
Le show raconte l'histoire de deux jeunes missionnaires mormons qui sont envoyés dans un village en Ouganda, où un seigneur de guerre menace la population locale. Naifs et optimistes, les deux missionnaires tentent de prêcher le "Livre de Mormon", un genre de troisième testament qui aurait été remis au prophète Joseph Smith par l'ange Moroni (ce qui, contrairement à ce que je pensais, n'était pas une blague pour le show, mais fait vraiment partie de la vraie religion Mormon ; plus d'infos ici [x]), mais ils ont du mal à établir des liens avec les locaux, qui se soucient plus de la guerre, famine, pauvreté et du SIDA, que de la religion.
La scène s'ouvre sur le centre de formation des Mormon, dans l'Utah, où les futurs missionnaires répètent leur porte-à-porte
ca a été ma scène préférée, juste parce que c'est tellement caricaturé et drôle :
"Hello [x]"
L'un d'entre eux, Elder Cunningham est le plus mauvais de la classe, les autres ne le supportent pas, et en plus de ça, c'est un menteur compulsif qui est incapable de s'en tenir au texte.
Il est sélectionné pour être le partenaire de Elder Price, le premier de la classe, un dévot convaincu qu'il va convertir le monde entier et conduite tout le monde au paradis.
Ensemble, ils sont envoyés en Ouganda, où dès l'arrivée à l'aéroport ils se font voler leurs valise par un seigneur de guerre, surnommé le General.
Ils sont ensuite reçus au village par le chef et sa fille Nabulungi, et se rendent compte de la tâche qui les attend : les villageois ne sont pas intéressés par la religion, trop occupés qu'ils sont à lutter contre famine, pauvreté et le sida, et contre les violences du General.
Mortifiés, les deux missionnaires sont conduits à leur logement, où ils rencontrent d'autres mormons eux aussi en mission dans le coin, qui leurs donnent des conseils tout aussi inutiles les uns que les autres.
Elder Price est persuadé qu'il va réussir là où les autres ont échoués, et essaye d'enseigner aux villageois la vie du prophète Joseph Smith, le "prophète 100% américain". Sur ces entrefaites, le General arrive, exige que toutes les femmes se fassent circoncire, un homme proteste et le General l'éxecute sous les yeux d'Elder Price.
Choqué par les événements, Elder Price abandonne sa mission et requière un transfert aux USA. Cunningham est triste de l'abandon de son ami, mais Nabulungi arrive et lui explique qu'elle est fatiguée des violences et des souffrances, et qu'elle rêve de quitter son village pour le paradis sur terre : Sal Tlay Ka Sity (Salt Lake City)...clairement, elle n'a pas tout suivi aux explications des deux missionnaires !
Elle lui demande alors de lui en enseigner plus sur le Livre de Mormon, et convainc le village entier de venir écouter Cunningham, qui, pour la première fois, se retrouve à endosser le rôle de leader.
Il y a juste un hic : Cunningham n'a jamais lu le Livre de Mormon, alors pour captiver son audience, il invente des histoires en combinant ce qu'il connait des doctrines Mormon, avec des élèments de scien-fiction, et avec la réalité de la vie en Ouganda.
Price lui, fait un horrible cauchemar où il se retrouve aux Enfers pour avoir abandonné sa mission en Ouganda, et il décide de reprendre sa mission.
Cunningham lui annonce alors que tout le village est enfin passionné par la religion, sauf le General. Price, jaloux du succès de son partenaire, y voit là un signe de Dieu qui lui indique sa mission sur terre, et décide d'aller convertir le General : "I Believe" [x], ce qui évidemment ne marche pas et ne fait que renforcer la haine du General envers les Missionnaires.
Le président des Mormons, impressionné par les excellents résultats de Cunningham, vient leur rendre visite en Ouganda pour les féliciter, lui et Price. C'est alors que les villageois, plein de bonne volonté, décident de jouer une scénette pour le président, représentant la vie de Joseph Smith, le prophète 100% américain....avec les embellissements que leur avait raconté Cunningham (entre autre, l'ange Moroni qui descend du ciel à bord du Starship Enterprise, le vaisseau spatial de Star Wars).
Le president de la mission est outré, et ordonne à tous les missionnaires de rentrer chez eux.
Alors que Cunningham est embarrassé d'être une fois de plus, le boulet qui fait rater la mission, Price a une épiphanie : il réalise que Cunningham avait raison tout du long : bien que les textes sacrés soient importants, ce qui l'est encore plus c'est de s'assurer que la religion aide les gens.
Les deux missionnaires se réconcilient, s'excusent auprès des villageois pour leur avoir menti, mais, à leur grande surprise, ces derniers leur révèlent qu'ils ont toujours su que les histoires de Cunningham n'étaient pas vraies, mais qu'elles étaient des métaphores. Bien qu'excommuniés, les Mormons décident de rester en Ouganda pour aider le village.
La dernière scène consiste en une reprise de la chanson "Hello" du début, où l'on voit tous les Ougandais en costumes et jupes plissées, faire du porte à porte à leur tour.
Le show était globalement très drôle, j'aimais beaucoup tout ce qui touchait à la satire de la religion, ou du patriotisme américain (Joseph Smith, le "prophète 100% américain" ; le jardin d'Eden situé dans l'état du Missouri, etc..), surtout que toute la doctrine Mormon dans le show se base sur des faits et croyances réels.
Après il y avait aussi pas mal de blagues qui ne m'ont pas du tout fait rire, alors que le reste de la salle se tordait, en particulier toutes les blagues scatologiques....perso "pipi-caca-popo", ça ne m'a jamais jamais fait marrer...
Ça reste un très bon show, même si je préfère les drames que les comédies, mais j'avoue que ça m'aurait fait suer de payer 169$ pour ça !
Je suis restée attendre à la sortie des artistes pour voir Ben Platt, qui jouait Cunningham.
Je l'avais vu dans Pitch Perfect (les Hit Girls en français), où il jouait déjà le rôle du mec un peu bizarre, un peu boulet, sans trop d'amis....qui finissait par se retrouver intégré à la fin, tout est bien qui finit bien, toussa toussa
et donc il chantait déjà dans mon iPod, du coup c'était cool de le voir en personne.
Après ça, je suis rentrée, en chemin je suis passée devant le Saint James Theatre, et ils avaient déjà tout remis en place, tous les posters et tout. Le théatre arborait à nouveau les couleurs noires de "Bullets over Broadway" (que j'ai trop envie d'aller voir, by the way), prêt à accueillir le public pour la représentation du lendemain. Ni vu ni connu.
...to be continued....
PS : le titre [...No matter what it takes, no matter how she breaks, she'll be the Queen of Hollywood...], pourrait se traduire par "Peu importe les moyens qu'il lui faudra prendre, Peu importe les coups durs, elle sera la Reine d'Hollywood", vient de la chanson Queen of Hollywood [x], et fait référence à la série Glee, normalement tournée à Hollywood, et au personnage fictif de Rachel Berry, que j'ai donc aperçu de dos, de loin, parce que ça pourrait être son slogan (en remplaçant Hollywood par Broadway).
Mais, comme c'est une chanson par The Corrs, groupe Irlandais, c'est aussi une référence plus subtile à la saint Patrick.
Ou comment prétendre qu'il y a de l'unité dans mes articles....
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